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Entrevue avec un intervenant

Réalisée avec Lazard Vertus à l'école Sainte-Croix, le 9 mai 2012, sur le sujet de la criminalité chez les jeunes

M. Vertus est un intervenant auprès des jeunes et il travail au Bureau de Consultation Jeunesse (BCJ) depuis près de dix ans. Il a bien voulu répondre à nos questions par rapport a la criminalité et aux comportements délinquants des jeunes.

Q : Connaissez-vous un peu la criminologie?

R : Je ne suis pas un spécialiste, mais je m'y connais quand même assez sur le sujet.


Q : Pourriez-vous nous expliquer qu'est-ce qu'un criminologue?

R : Premièrement, il y a plusieurs sortes de criminologues. Il y a les criminologues qui travaillent auprès des criminels afin de comprendre qu'est-ce qui amène son comportement et ses gestes délinquants, ce qui a pour but d'amener des réponse et des solution pour changer le comportement des criminels. Il y a des criminologues qui travaillent auprès de la police afin de trouver des solutions pour faire de la prévention de crimes perpétués, ce afin de créer un sentiment de tranquillité et de sécurité auprès des citoyens.


Q : Comment expliquer qu'un individu pose des gestes criminels?

R : Il y a plusieurs facteurs qui peuvent pousser quelqu'un à poser des gestes criminels. Je dirais que c'est quelque chose de naturel chez l'être humain, autrement dit, le crime est chose qui fait partie de nous, socialement on essaie de limiter ce comportement en nous, car chaque être humain est un criminel potentiel. C'est pour cela que l'on met des lois en places afin de gérer ces comportements. On va prendre comme exemple quelqu'un qui va voler quelque chose va souvent le faire car il ne le possède pas et il désire l'avoir. Si cette personne vole et ne se fait jamais prendre d'après la loi cette personne n'est pas criminelle, car aucun magistrat ne l'a jugé coupable, donc quelqu'un peut commettre plusieurs crimes ou actions dites criminelles mais le fait qu'on ne l'aie jamais jugé coupable fait qu'il ne l'est pas. Il n'y a pas de raison fixe qui pousse un individu à poser un geste criminel, car souvent on pense que c'est les gens pauvres qui commettent des actes délinquants mais les gens on souvent tort sur le sujet. La criminalité est mise plus en évidence chez les pauvres que chez les riches du aux fait que ce n'est pas la même nature de crime. Par exemple un riche qui vole des tableaux qui valent des millions de dollars n'est pas un sujet dont on va trop parler mais quand il s'agit par exemple d'un jeunes qui va faire une introduction par effraction pour aller voler on va dire un ordinateur portable est plus souvent ébruit. Donc au niveau de la justice si la personne est non jugée coupable elle est non criminelle mais du point de vue moral elle l'est, par exemple le cas de M. Guy Turcotte: il à été déclaré non criminellement responsable au niveau de la cour mais pourtant il a tué ses enfants, mais au niveau social et moral il est un criminel donc ce n'est pas trop évident.


Q : Y'a t'il un portrait type du criminel?

R : Je dirait qu'il n'y a pas de portrait type du criminel, je dirait même qu'on ne peut pas faire de portrait type du délinquant. Dans les quartiers riches comme les quartiers pauvres il y a des criminels, malheureusement tous les portraits que l'on dresse son fait à partir des gens des milieux pauvres. Donc d'après moi, il y a un jugement défavorable aux gens des coins défavorisès. Par exemple, on va dire un jeune noir avec les cheveux longs et des pantalons dit «baggy» va se faire voir comme un délinquant mais ne l'est pas nécessairement, donc cela peut amener au profilage et à toute sorte de problème en rapport avec cela. Je dirait même qu'il ne devrait pas y avoir de portrait type de criminel car tout le monde a un potentiel criminel en soi.